​UEH/FASCH : La réouverture de la FASCH, une exigence sur laquelle des dizaines d’étudiants de cette entité ne transigent pas

Posted on August 04, 2017, 10:42 pm
7 mins

Par Louikens Evariste

Depuis tantôt deux semaines, une série de mobilisations est entamée par des étudiantes et étudiants de la faculté des sciences humaines réclamant la reprise des activités au niveau de cette entité dont les portes sont fermées depuis mars 2017. De circonstance, des dizaines de membres de la communauté estudiantine de ladite faculté  voyant lésés leurs intérêts d’étudiant sont en concertation,  en plein dans un mouvement revendicatif. « La FASCH est une institution de service public, elle s’est taillée une place importante dans la société,  la suspension de ses activités ne doit être, en principe, envisagée  à aucun moment de la durée » ont martelé Duverson Dominique et Jean Ederson Jean Pierre, deux étudiants faisant partie du groupe en concertation, dans le cadre d’une conférence de presse donnée en début de semaine. 

La faculté des sciences humaines est devenue une ruine abandonnée. D’ailleurs, en date du 23 mai 2017, les autorités décanales de cette entité de l’Université d’Etat d’Haiti ont formellement appelé les membres de la communauté, en général à ne pas fréquenter l’espace facultaire jusqu’à nouvel ordre et décliné ainsi toute responsabilité quant aux conséquences. Cette mesure a fait suite aux réactions multiformes de plus d’une dizaine d’étudiants expulsés de l’UEH dont douze sont de la FASCH pour leur implication présumée dans le sabotage des bâtiments du Rectorat de l’Université, de la direction des études post graduées et autres exactions qui leur sont reprochées. Depuis, un bras de fer entre  expulsés-protestataires et dirigeants est à l’origine de pas mal de mésaventures. Le critique constat est que les autorités sont dépassées par les évènements.

A ce sujet,  des dizaines d’etudiants se réclamant d’un groupe de réflexion et de pression créé en la circonstance montent au créneau pour dénoncer l’irresponsabilité des dirigeants  « en position de faiblesse ». « Le fonctionnement de la faculté est totalement paralysé. Les étudiants sont  contraints de ne pas pouvoir retirer leurs documents administratifs, de soutenir leur mémoire de sortie et se voient, part conséquent, non habilités à saisir certaines opportunités en rapport à leur statut d’étudiant », dénonce Duverson Dominique, étudiant au département de service social de la FASCH, l’une des figures de proue du groupe d’étudiants en concertation. « Faire tort aux étudiants soucieux de leurs études, c’est faire tort à leurs courageux mères et pères qui s’évertuent, malgré eux, à les aider à préparer leurs lendemains, c’est faire tort au pays au bord du gouffre », poursuit l’aspirant travailleur social à l’attention des décideurs.

« Diriger c’est prévoir », n’était-ce le manque de responsabilité des autorités concernées  nous n’aurions, sous aucun prétexte,  dû être face à la triste réalité d’aujourd’hui », regrette le représentant des étudiants de la FASCH au conseil de l’Université d’Etat d’Haiti (la plus haute instance décisionnelle de l’UEH) Jean Ederson Jean Pierre, membre dudit groupe.  « La publication des résultats du concours d’admission à la faculté déroulé en février 2017 pour la session qui aurait dû débuter en mars dernier n’est pas encore faite. Cette année,  la FASCH  n’est malheureusement pas prête à accueillir une nouvelle cohorte pour la traditionnelle session d’octobre », déplore-t-il. « Nous autres, les membres du groupe, nous nous adonnons, comme des bons  révoltés, à une dynamique discursive  à une fréquence de réunion de deux fois par semaine autour des stratégies à privilégier en vue d’un retour  à la normale. », se réjouit-t-il.




Récemment, le conseil de l’UEH à l’issue d’une rencontre tenue autour de la question a recommandé la récupération des locaux de la faculté, la mise en place des dispositifs de sécurité dans l’enceinte et la reprise des activités administratives, incessamment,  dans l’attente de celles d’ordre académique, s’il faut croire le délégué-étudiant qui se plaint du fait que de telles recommandations ne sont pas mises en application dans le délai imparti.

Notons que la Faculté des Sciences Humaines(FASCH), l’Ecole Normale Supérieure(ENS), la Faculté d’Ethnologie(FE) sont les trois entités pour lesquelles des dates ne sont pas indiquées  dans le calendrier des concours d’entrée  concernant l’UEH  pour l’année académique 2017-2018.

Parallèlement, légion sont les étudiants y compris ceux étant des effectifs des entités dysfonctionnelles qui sont occasionnellement impliqués dans des initiatives de préfac (programme de mise à niveau pour les postulants en prélude aux concours de l’UEH, des universités publiques régionales et des centres d’enseignement supérieurs privés), les responsables du rectorat de l’université, eux-mêmes,  en accord avec les décanats respectifs des autres entités non troublées se préparent à bien exécuter le calendrier des concours. Combien sont-ils, ceux qui sont préoccupés par la crise?

Copyright © 2017 Mag Haiti

Commentaires

comments

Partagez sur les réseaux sociaux:

Leave a Reply

  • (not be published)