Interview : Clauvell Junior Louis Jean nous présente son premier ouvrage, «Mémoires d’un trépassé»

Posted on July 10, 2018, 9:31 pm
10 mins

Le magazine d’Haïti, MAGHAITI, vous présente l’interview avec Clauvell Junior Louis Jean, masterant en litterature à l’ENS/Paris8 et un jeune écrivain haïtien qui va sortir son premier livre intitulé « Mémoires d’un trépassé ».

© Tarte Survens

MAGHAITI : Une petite présentation de vous

Juninho Young-C : Je me nomme Clauvell Junior Louis Jean, plus connu sur les reseaux sociaux sous le pseudonyme “Juninho Young-C Louis Jean”. Natif de Port-au-Prince. Agé de 28 ans et malgré tout encore celibataire(rire), je suis le fils ainé d’une famille de deux enfants, j’ai une soeur. Je vis encore avec mes parents. J’ai fait mes études classiques à l’institution mixte Fleurettes de mon parterre et au collège Myosotis. Dès mon jeune âge, mon père qui était dans l’enseignement primaire, disposait des livres dans sa petite bibliothèque privée qui étaient vite devenu mes compagnons. Livres qui parfois n’étaient pas au niveau de l’enfant que j’étais, mais qu’importe! À defaut de lire et comprendre, je regardais les illustrations et imaginait des scènes avec. D’où la richesse de mon imagination. Je suis normalien supérieur, j’enseigne respectivement aux collège et l’université FILSECCAM. Je suis également ingenieur culturel. Actuellement je suis masterant en litterature à l’ENS/Paris8. Voilà! En ce qui a trait à mes qualités je laisse plutôt aux autres de les decouvrir.

 

MAGHAITI : Pourriez-vous raconter comment vous avez commencé à écrire ?

Juninho Young-C : Le sentiment d’être incompris et esseulé, voilà ce qui est à l’origine de tout en ce qui me concerne. J’avoue que je gère mal mes rapports humains, en plus je suis un grand timide qui le dissimule. Du coup, depuis tout petit tout ce que je n’arrive pas à dire face à face, je le fais par écrit. J’ai beaucoup participé à des jeux de correspondance dans le temps, j’ai même eu mon carnet intime(c’est pas un truc de fille, c’est juste pour les personnes introverties) et puis voilà, sans me rendre compte je suis devenu quelqu’un capable de raconter ses secrets au grand public. Me voilà écrivain(ou presque) rire. J’ai commencé a devoiler mes ecrits en classe de seconde.

 

MAGHAITI : Pourquoi ce titre  «MEMOIRE D’UN TRÉPASSÉ» ?

Juninho Young-C : Pour tout te dire le titre n’est pas de moi. Ça vient d’un ami qui après avoir lu mon manuscrit me l’a proposé, mais avant le titre c’était: “et si ma mort servait à quelque chose”. J’avoue que son idée a plus de mordant. Mais ça correspond toujours à l’idée du livre, un mort qui nous confie ses secrets et ceux de quelques défunt croisés dans l’au-delà. L’idée c’est de pousser les gens à comprendre l’importance de la vie qui devrait être une fête au quotidien où l’on partagerait l’amour sans réserve.

PS: je suis épicurien, bon viveur donc tu peux comprendre mon point de vue.

 

MAGHAITI : Pouvez-vous nous parler en quelques mots de votre livre ? Est-ce qu’il est d’un genre particulier ? Pouvez-vous dire quelques mots du thème ou de l’histoire ? Des personnages ? Est-ce que ça se passe à une époque et dans un lieu particulier ?

Juninho Young-C : “Mémoires d’un trépassé” c’est l’histoire d’un écrivain raté qui voulait être authentique dans sa façon de raconter les choses. En simulant sa mort, _ après avoir bu quelques bonnes rasades de trempé et s’est couché dans son lit _ il finit par la trouver malheureusement. Une fois dans l’au-delà, son esprit vagabonde partout et ailleurs, à la fois dans son passé mais aussi dans le passé de quelques proches. Dans ce lieu sans lieu où il se trouve il va rencontrer d’autres gens avec des histoires qui poussent à de profondes réfléxions.

Mémoires d’un trépassé c’est une conception d’une vie après la mort. La mort ici est représentée comme un renouveau, une deuxième chance. C’est un regard sur la vie que cet œuvre propose. La mort, la vie, à quel moment peut-on oser dire qu’on a le contrôle? Ne sommes-nous pas des marionnettes du début jusqu’à la fin? A-t’on vraiment une raison d’avoir peur de la mort? Ce sont ces réflexions que je vous propose dans mon premier livre.

Le genre utilisé est le récit, je me suis inspiré du style de Gary Victor, “Histoires vues ou entendues dans un taptap”. L’histoire se situe dans un contexte actuel et plantée dans un décor bien précis, Haïti. Il y a la présence des thèmes comme l’amour, la déliquance juvénile, la mort…

 

MAGHAITI : Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous avez eu un manuscrit prêt et le moment où vous avez décidé de faire des démarches pou le publier ? Qu’est-ce qui vous a poussé à publier ? Est-ce que vous trouvez que c’est une étape importante ? Nécessaire ? Ou pas ?

Juninho Young-C : Disons que j’écrivais sans l’intention de publier, je le faisais pas pur plaisir dans des groupes whatsapp et sur ma page facebook. Suite aux conseils de quelques amis, j’ai eu envie de publier, ça remonte à deux ans. Etant donné que j’ai toujours des textes que je commence sans jamais les finir, c’est difficile de préciser le temps entre le moment que j’en ai terminé et quand je me decide à publier.

Pour ce texte qui va sortir bientôt, il est prêt il y a plus d’un an. Important ou nécessaire? Si et seulement si les gens trouve du plaisir en me lisant, et si mes textes provoquent un quelconque changement positif ou augmentent le nombre de lecteur. Sinon ça ne le sera pas.

 

MagHaiti :Quels sont vos écrivains préférés?

Juninho Young-C : Difficile de faire un choix quand je vois le nombre d’écrivain qu’il me reste à découvrir, mes préférences peuvent changer à tout moment.

D’ici là, je dirais:

Dany Laferière (L’art presque perdu de ne rien faire.)

Charles Bukowski (L’amour est un chien de l’enfer). Ces deux premiers auteurs vivent la littérature d’une facon authentique, ils ne font pas qu’écrire, ils vivent ce qu’ils livrent à nous autres lecteurs.

Ensuite il y a:

Alexandre Dumas(Les trois mousquetaires, le collier de la reine, la reine Margot)

Gabriel Garcia Marquez (Cent ans de sollitude)

Eux c’est surtout pour leurs sens du details dans la narration, on a l’impression de vivre ce qu’on lit.

Il y aussi JD Salinger pour son style d’écriture assez nonchalant.

 

MAGHAITI : Un ouvrage qui vous a marqué au cours de cette année.

Juninho Young-C : Plutôt deux:

La faim de Knut Hamsun

L’amour au temps du choléra de Gabriel .G. Marquez

 

MAGHAITI : Votre dernier mot

Juninho Young-C : Vivez le plus intensément que possible! Chaque seconde compte. Et venez nombreux à café des copains le 21Juillet 2018 entre 10:00 et 4:00hres pour vous procurer votre exemplaire “Mémoires d’un trépassé”. Merci!

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