Léa ou la beauté en mille morceaux: Une confession du poète Joubert JOSEPH

Posted on May 07, 2018, 9:33 pm
5 mins

La poésie est ce jonctif qui lie le réel à l’imaginaire. Et le poète restera toujours ce serviteur qui se consume pour donner vie aux verbes. Tel un sacerdoce, c’est à ce travail que le poète Joubert Joseph se consacre. Après ses “15 POÈMES POUR UN MILLION D’ÉTREINTES”, le jeune écrivain nous livre un autre délice, un poème-fleuve digne de son nom: LÉA OU LA BEAUTÉ EN MILLE MORCEAUX.

D’entrée de jeu, ce poème de Joubert se veut une exaltation de la femme. Avec une formule qui reviendra sans cesse sous les yeux du lecteur. On dirait un hameçon pour le tenir en captivité.

[…Ô fine fleur
Femme au regard subversif
Couleur d’ébène
Beauté en mille morceaux…]

Si le poète a cette capacité de dompter les éléments de la nature, comme bon lui semble. LÉA OU LA BEAUTÉ EN MILLE MORCEAUX en est une de ces oeuvres probantes qui le témoignent. Où il nous est présenté une femme étant l’expression la plus parfaite du beau, l’essence même de ce côté manifeste de l’esthéticité qui habite toute chose.

[…Les murs
En se métamorphosant
En miroirs
Se font complices
De chaque parcelle
De tes gestes…]

Et si l’homme était figé dans le temps et que seul son environnement bougeait! N’est-ce pas ce que le poète nous interpelle à comprendre -surtout que nous vivons sur une planète en perpétuelle rotation-, lorsqu’à un moment ces vers coulent de son imagination débordante:

[..Je regarde toutes les rues
Qui marchent
Tentant maladroitement
De lécher tes pas…]

Les vers se déchaînent en cascade pour voguer dans l’univers de cette femme à la couleur d’ébène et à la beauté en mille morceaux que nous présente Joubert Joseph. Le poète dessine un monde où seule LÉA est vivante et que tout le reste est spécieux. Autrement dit, LÉA est tout, en tout et partout.

[…Tu es fleur
Tu es poème
Tu es la fleur du poème
Et le poème dédié
À la fleur…]

LÉA OU LA BEAUTÉ EN MILLE MORCEAUX, ne s’érige pas seulement en ce chant contemplatif où le poète se contente tout simplement d’encenser son sujet. C’est une mer érotique où viennent se déverser toutes les envies du poète. Des envies qui dansent jusqu’à se faire poésie.

[…Je veux fumer ton corps
Jusqu’à ce que les nuages
Tombent amoureux
De l’odeur de ma bouche…]

Une oeuvre d’art, un poème, peut toujours avoir un commencement mais n’aura jamais de fin. Par contre, il est donné à son créateur ce pouvoir de le ponctuer à un moment question de laisser au regardeur (le lecteur, dans le cas du poème) le soin de prolonger le travail. Joubert Joseph en a grande conscience de cette réalité et a décidé de mettre un terme à sa création avec manière. Comme pour dire à LÉA que les mots ne suffisent pas pour parler d’elle!

[…Et si l’insatiabilité du poème
Devient prétexte
Pour arrêter d’écrire.]

LÉA OU LA BEAUTÉ EN MILLE MORCEAUX, ce poème-fleuve de Joubert Joseph paru aux éditions Z4, en France, est un délice que tout amant de la littérature se doit de savourer avec passion. Le livre n’est pas encore disponible dans les librairies d’Haïti, mais les intéressés peuvent toutefois l’acheter en ligne en poucant le lien qui suit:

Léa ou la beauté en mille morceaux

Rédaction: Frantz Kerby MATHIEU

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Rodly SAINTINÉ, Journaliste culturel, Critique d'art, Producteur, Animateur et Présentateur radio-télé.

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