Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU en visite en Haïti

Posted on June 25, 2017, 12:21 am
5 mins

Le chef de l’état haïtien, Jovenel Moïse, s’est entretenu hier avec les membres de la délégation du Conseil de sécurité de l’Onu en visite dans le pays. La délégation présidée par le diplomate bolivien, Sacha Sergio Llorenty Soliz, devra au cours de son séjour de 48 heures examiner les conditions d’implantation de la Mission des Nations Unies d’Appui à la Justice Haïtienne (MINUJUSTH) qui remplacera la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti à partir d’octobre 2017.

M. Moise a présenter aux représentants des Nations Unies les différentes priorités de son administration, notamment le plan stratégique de développement de la PNH, le respect de l’État de droit et des droits humains ainsi que l’éradication du choléra dont les conséquences sont néfastes pour le pays.

Le président Moïse a exprimé sa volonté de changer le narratif du discours et l’image négative donnée du pays en s’engageant à sortir Haiti de l’engrenage de l’assistanat afin de reprendre en mains notre destin de peuple. Il a également exprimé sa volonté d’éradiquer définitivement le choléra, de maitriser les eaux de surface pour réduire la vulnérabilité du pays. Il envisage surtout de faire la promotion de l’Etat de droit et d’un partenariat intelligent avec le système des nations unies.




De son coté le Président du Conseil de sécurité des Nations Unies, Sacha Sergio Llorenty Soliz, a, réaffirmé la volonté de l’ONU de continuer à supporter les efforts du gouvernement et du peuple haïtien en vue d’atteindre leurs objectifs communs. Le diplomate bolivien qui qualifie de fructueuse sa rencontre avec le Président Jovenel Moïse Il a fourni des informations sur les nouvelles stratégies de l’Organisation des Nations Unies en vue de renflouer le fonds multipartite destiné à l’éradication du choléra en Haïti.

La délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a été accueillie hier à Port-au-Prince, par une foule en colère. il s’agit de parents des parents des victimes du choléra qui réclament depuis 7 ans des dédommagements de l’ONU.

Plusieurs rapports d’experts indépendants ont mis en cause les casques bleus népalais de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haiti (MINUSTAH) dans l’introduction du vibrio cholérae dans le pays.

Plus de 9 000 personnes ont été tuées par l’epidemie, indiquent les statistiques officielles. Toutefois certaines ONG jugent qu’elles sont largement en deçà de la réalité.

Le Bureau des Avocats Internationaux (BAI), qui défend le dossiers de victimes, avaient annoncé des manifestations à l’occasion de la visite de 48 heures des membres du Conseil de Sécurité.

La Présidence a indiqué dans un communiqué que le chef de l’État, Jovenel Moise, avait évoqué le dossier lors de sa rencontre avec la délégation onusienne. Il s’agit notamment pour les autorités haïtiennes de collaborer à l’implémentation de la nouvelle approche de l’ONU face au choléra. Le gouvernement haïtien est critiqué par les organisations de défense des droits humains pour sa passivité dans le dossier.

Les autorités ne veulent pas faire un affront à l’ONU de qui elles espèrent un appui important sur le plan sécuritaire et judiciaire.

Officiellement aucune rencontre n’est prévue entre les membres du Conseil de ssécurité et les dirigeants des organisation de défense des droits des victimes du choléra.

“Le choléra tue un Haïtien par jour et on estime que 30.000 Haïtiens pourraient tomber malade cette année. Le choléra continue de tuer les Haïtiens et de saper profondément la crédibilité de l’ONU”, soutien Brian Concannon, directeur de l’ONG “Institute for Justice and Democracy in Haïti”.

L’ONU, qui a élaboré un plan dans le cadre de sa nouvelle approche, peine à obtenir les 400 millions de dollars nécessaires pour financer le programme. Seulement 3 millions dollars ont été à ce jour décaissés par les Etats.

Un article de Radio Télé Métropole

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