Vackson Bélony prône une émancipation de la jeunesse haïtienne

Posted on February 20, 2018, 7:14 pm
4 mins

La jeunesse  haïtienne étant livrée à elle-même, ne reçoit que des promesses de la plupart des hommes politiques haïtiens et des critiques, de certains concitoyens. Parallèlement, Vackson Bélony à travers le mouvement « Jenès ou se baton vyeyès ou » s’engage à redonner vie à cette jeunesse accablée et à lutter pour son émancipation.  

Depuis tantôt huit (8) ans, le vaste mouvement « Jenès ou se baton vyeyès ou » s’étale dans le pays, accompagnant la jeunesse haïtienne trop longtemps délaissée. Visant la conscientisation et l’active participation des jeunes dans le développement de leur communauté, ce mouvement émancipatoire se base sur quatre grands axes: Santé, éducation, formation et intégration.

Porté par son sentiment nationaliste et conscient de l’importance que revêt la jeunesse au sein d’un pays, le leader du mouvement, Vackson Bélony a jugé nécessaire de porter main forte à cette force accroupie dans la misère et le désespoir. « Je me suis dit, qu’il n’est plus temps de critiquer la jeunesse mais le temps d’apporter des solutions aux différents problèmes qui nuisent à son épanouissement » a avancé monsieur Bélony.

Joignant leurs moyens financiers à celui de certains amis dans la diaspora qui embrassent l’initiative, Vackson Bélony et son équipe viennent en aide aux jeunes et parents en difficulté. En effet, selon les propos de l’un des responsables de communication Roody Batichon, chaque année, depuis 2010, ils accompagnent les parents dans la rentrée des classes en leur offrant des kits scolaires et en subventionnant la scolarité de leurs enfants et offrent des bourses d’études aux jeunes désireux d’avoir une profession et parvenir à une indépendance économique.

Se rendant auprès des associations juvéniles, des églises, des plateformes et des organisations populaires pour leur offrir des formations utiles et pratiques « Jenès ou se baton vyeyès ou » se veut, une initiative de proximité. « Grace à des partenariats que nous avons faits avec certaines écoles professionnelles, déjà, nous avons plus de 300 jeunes formés en engins lourds, électricité bâtiment, entreprenariat, carrelage, réparation et décodage cellulaire. En revanche, les excellents reçoivent une aide, pour se lancer et sortir de l’assistanat » a fait savoir monsieur Batichon.

Consterné par le spectacle révoltant du nombre de jeunes qui laissent le pays chaque année, le normalien en philosophie, Vackson Bélony, reproche à l’Etat qui, selon lui n’a pas créé les conditions adéquates à l’évolution de la jeunesse. « Kòman pou w patriyòt lè lakay ou pa ofri w anyen ? Leta dwe rekreye bon jan kondisyon pou moun (jèn) viv byen nan peyi a pandan l ap envesti nan sosyal epi entegre plis jèn nan administrasyon piblik la » a revendiqué l’homme de la rue St-Matin.

Si certains amis et autres proches l’encouragent à investir la scène politique afin de favoriser de plus larges interventions auprès de la jeunesse, Vackson Bélony hésite jusqu’à présent mais continue cette initiative citoyenne, qui porte la cause de la jeunesse. D’ailleurs, la fondation « Jenès ou se baton vyeyès ou » est pour bientôt.

Michaël FORMILUS

michaelformilus@gmail.com

 

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